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MédiuM |
SOMMAIRE
Les
rapports de notre cerveau biologique avec notre pensée sont-ils
du même ordre que ceux du médium avec le message ? Jusqu’
où pouvons-nous améliorer les performances du software
en changeant de hardware, par exemple en remplaçant nos neurones
par du silicium ?
Juché sur un podium depuis le XIXe siècle, ce personnage vedette de la scène musicale est l’un de ceux qui incarnent le mieux la fonction médiatrice. L’extrême visibilité qu’il doit à sa médiatisation occulte ce que son rôle a d’étrange. En quoi consiste au juste son travail ? Et pourquoi est-il indispensable ? Questions toutes pratiques que nous avons naïvement posées à un homme du métier, chef d’orchestre en activité qui, malgré l’épouvantable fait divers auquel son nom a été lié, ne cesse de réfléchir sur son art. MICHEL TABACHNIK, chef d’orchestre et compositeur, est l’invité des orchestres les plus prestigieux. En France, il fut chargé de fonder l’Orchestre philharmonique de Lorraine, à Metz, en 1976. Parallèlement, Pierre Boulez lui confia la création et la direction musicale de l’Ensemble InterContemporain à Paris. Il est aujourd’hui régulièrement invité à diriger des concerts à Paris. En 2005, Michel Tabachnik a été nommé chef d’orchestre titulaire du Noord Nederlands Orkest (Pays-Bas).
On ne peut franchir le seuil d’un cabinet médical sans en ressortir avec une image de son propre corps. Ce corps désormais révélé, par des technologies à évolution rapide, a d’importants effets culturels, autant sur l’image que nous avons de nous-même que sur la nature même de l’acte clinique. MONIQUE
SICARD est chercheur au centre de recherches sur les arts et le langage
de l’École des hautes études en sciences sociales.
A publié Images d’un autre monde. La photographie scientifique,
Centre national de la photographie, 1991, et La Fabrique du regard (XVe-XXe
siècles). Images de science et appareils de vision, Odile Jacob,
Coll.
Le thème de la dématérialisation donne lieu à bien des utopies. Mais les nanotechnologies, à défaut de nous libérer de la matière, promettent de transformer sévèrement notre rapport pratique avec elle. Et, dès aujourd’hui, notre modèle industriel se voit remis en cause par des applications qu’inspire l’analogie entre le traitement informatique des bits et celui des atomes. Que nous réserve au juste le passage du PC (Personal Computer) au PF (Personal Fabricator) ? PAUL SORIANO dirige l’IREPP (Institut de recherches et de prospectives postales. www.irepp.com). Il a publié, avec Alain Finkielkraut, Internet, inquiétante extase, Mille et Une Nuits, 2001, et Lire, écrire… dans la société de l’information, Descartes, 1999.
Représenter, théâtralement parlant, suppose une rampe, et des coulisses ; loin de tout montrer, celles-ci mettent en valeur une absence. La recherche de la sensation, du direct, d’une visibilité forcenée et d’une emprise grandissante sur les corps caractérise à la fois les propositions « cruelles » de l’art contemporain et le fonctionnement ordinaire des médias. Entre scène et obscène, où passe aujourd’hui la ligne rouge dans nos représentations artistiques, médiatiques, politiques ? DANIEL BOUGNOUX, philosophe, est professeur (émérite) à l’université Stendhal de Grenoble III. Dernier ouvrage publié : La Crise de la représentation (La Découverte, 2006).
La notion de résilience – passe-partout serviable sur lequel nous reviendrons bientôt – est de nature à éclairer la transmission au quotidien, ses déchirures et ses sutures. Il n’y a pas que des ruptures de chaîne irréparables. Il peut y avoir des accidents heureux. Le jeu de cartes en fait partie. Affaire sérieuse. PIERRE D’HUY est consultant international en innovation. Derniers livres parus : Les Clés pour innover et L’Innovation collective, Éditions Liaisons sociales.
Comment se perd une idée magnifique ? L’histoire de la polémologie (science de la guerre, terme inventé par Gaston Bouthoul en 1942) fournit un exemple parfait de projet intellectuel incontestable en son principe, capable de mobiliser quelques années des talents exceptionnels, mais non de perdurer ni de transmettre. FRANÇOIS-BERNARD HUYGHE, docteur d’État en sciences politiques, habilité à diriger des recherches en sciences de l’information et communication, intervient comme formateur et consultant. Son dernier livre paru est Comprendre le pouvoir stratégique des médias, Eyrolles, 2005. Voir également son site huyghe.fr
«
Kamikaze (kamikaz) n.m. (mot jap., vents divins). 1. En 1944-1945, pilote
japonais volontaire pour écraser son avion chargé d’explosifs
sur un objectif ; cet avion. 2. Par ext. Personne téméraire
qui se sacrifie pour une cause. » (« Le Petit Larousse »). MIURA NOBUTAKA est professeur d’études françaises à l’université de Chuo, Tokyo.
On trouvera ici le scénario du film de court métrage intitulé «Parasite» tel que l’enregistrement cinématographique ne l’a pas encore changé. On peut le lire en imaginant le personnage principal sous les traits de Carlo Brandt et en entendant les voix d’Émilie Mazoyer et de Daniel Mesguich sous les mots respectivement de Muriel, l’animatrice radio, et d’Alexandre Nahon, le sexologue psychothérapeuthe. «Parasite» est produit par Lumina Films (Marie Napoli) et aidé par le conseil régional de Picardie. JEAN BERTHIER a publié des textes littéraires et critiques ou théoriques dans diverses revues (Action poétique, Lignes, L’Atelier du roman, etc.). Il est également cinéaste.
DArago
est né à Estagel (dans les Pyrénées-Orientales,
alors le Roussillon), petite ville dont son père était
le Maire, le 26 février 1786. Il est mort à l'Observatoire
de Paris, le 2 octobre 1853.
Wang
Qingsong est né en Chine en 1966. Il a été l’élève
de l’Académie des beaux arts du Sichuan et il a quitté
la province pour venir dans la capitale, où il a fait partie
de cette colonie d’artistes, d’écrivains et de créateurs
à laquelle on doit le renouveau de l’art et de la littérature
en Chine, appelée Yuan Ming Yuan, qui fut interdite au début
des années quatre-vingt-dix. Aujourd’hui, il vit et travaille
à Pékin. Il fut peintre avant de choisir le médium
photographique. Il a participé à des expositions collectives
dans de nombreux pays. À l’occasion de l’année
de la Chine, son travail a été montré à
Arles et à Montpellier. Il figure dans la collection de la Maison
européenne de la photographie.
[…]De
l’oralité au numérique, l’histoire des raisons
est celle des suppléments qui (re)configurent notre mémoire.
Jack Goody a ainsi montré que l’apparition de l’écriture
n’a pas eu pour effet de mémoriser la culture orale, mais
d’introduire une rationalité graphique, fondée notamment
sur les catégories conceptuelles inédites de la liste,
de la formule et du tableau. De même, l’invention de la
photographie n’a pas simplement ajouté une mémoire
de l’image à celle de l’écrit. Elle a engendré
la vidéosphère en recentrant l’économie des
traces autour du paradigme de l’indice. Enfin, on peut avec Bruno
Bachimont faire l’hypothèse d’une « raison
computationnelle », émergeant de la généralisation
des documents électroniques et des hypertextes. […]
Dominique
Quessada, La Société de consommation de soi, Verticales,
1999), L’Esclavemaître, Verticales ; Le Seuil, 2002.
Erik
Orsenna, Voyage aux pays du coton. Petit précis de mondialisation,
Fayard, 2006.
ROBERT
DUMAS est professeur de philosophie à Annecy.
ROGER BENSKY est dramaturge, metteur en scène et professeur à Georgetown University, Washington DC. Derniers livres parus : Le Masque foudroyé, lecture traversière du théâtre français actuel, Nizet, 1997 ; Cixous/Mesguich : reprises d’amour. Journal de bord de « L’Histoire (qu’on ne connaîtra jamais) », théâtre de la Ville, mars-mai 1994, et Structures textuelles de « La Marionnette », Nizet, 1969, réédition en 2000.
ROBERT DAMIEN est professeur de philosophie à l’université de Nanterre.
Laure Adler, Dans les pas de Hannah Arendt, Gallimard, 2005. ANTOINE PERRAUD est producteur à France Culture.
FRANCE RENUCCI est maître de conférences à Paris-Sorbonne. |