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Revue de presse  

 

 

 

 

 




 

SELECTION D'ARTICLES

À propos de la revue Médium

"Passage en revues" par Michel Winock, Le Figaro littéraire du 22 septembre 2005

Ethnologie pour tous

     Le dernier numéro de Médium, trimestriel de médiologie (...) m'a incité à jeter un regard au-delà des grandes revues généralistes. Et notamment les deux articles de son fondateur et directeur Régis Debray, qui traitent de l'Europe et du référendum manqué du 29 mai. L'un de ces textes, prémonitoire, issu d'une conférence prononcée en 2001, met en relief le principal obstacle de la construction d'une Europe-puissance: le défaut d'adversité ("Où est l'Autre de l'Europe?"). Le pari de créer un nouvel espace politique de superficie impériale mais sans l'empire, ne peut être tenu, selon Debray, qu'en présence d'un ennemi, au moins potentiel. C'était le cas de l'Europe des Six, voire des Douze, face à l'Union soviétique. Mais aujourd'hui? La paix desserre les coudes, chacun retourne dormir sur le mol oreiller de ses différences.

     Le second article, plus neuf, ou mieux accordé aux objectifs d'une revue consacrée à la science des médias s'intitule: "Bonjour l'hypersphère". Dans le jargon de la toute nouvelle discipline, l'hypersphère est le quatrième temps de l'histoire de la médiasphère, succédant à la logosphère (l'ère de l'écriture), à la graphosphère (le temps de l'imprimerie) et à la vidéosphère (l'audiovisuel) : l'hypersphère se caractérise par le numérique, le virtuel, la Toile, le blog, la connexion interindividuelle, le téléphone mobile... Or, cette nouvelle médiasphère est en passe de mettre fin au conditionnement des esprits propre à la vidéosphère: développement des rapports horizontaux, fin des autorités de "surplomb", surgissement et multiplication des réseaux d'information, d'échanges réciproques, qui finissent par tuer la com, celle qui vient d'en haut. La campagne référendaire a vu la plus grande part des "élites", gens notoires ou importants, ou qui se croient tels, intellectuels ou stars du spectacle, se prononcer en faveur du oui, parallèlement aux moniteurs ordinaires de l'opinion. Résultat: chou blanc! "L'influence légitime, écrit Debray, n'apaprtient plus en France à la confédération des grands notables regroupés sous le terme abusif de "société civile". L'autorité ne fait plus autorité, la puissance publique des vedettes privées n'est plus ce qu'elle était." Reste à mesurer le pourcentage des surfeurs de la Toile dans le camp du non, mais l'idée est féconde.

     On découvre encore dans ce numéro aux saveurs mélangées un article de l'anthropologue anglais Jack Goody sur la façon dont le magnétophone a changé le regard ethnographique. En permettant une succession d'enregistrements d'une récitation, d'un mythe supposé fixe, standardisé et normalisé, le nouvel engin a permis le renouvellement des théories fondées sur une référence unique. Georges Ballandier y fait écho dans une autre revue, l'Agenda de la pensée contemporaine: "Le mythe selon Jack Goody n'est pas le mythe tel que Claude Lévi-Strauss le construit selon la logique structurale. Dans l'étude d'un grand mythe fondateur, transmis et mis en oeuvre régulièrement, chez les Lodagaa du Ghana, Goody montre le mythe dans son inachèvement nécessaire. C'est une création continue, une création en acte..." Une fois encore, le média conditionne la pensée.

Le blog de Pierre Assouline, La République des livres

Bonjour, l'hypersphère! (1er août-7 août 2005) - Médium n°4

     Prenant acte du "non" français du 29 mai, Régis Debray a conclu de la faillite des éditorialistes que la communication ne faisait plus loi. Il est certes trop averti de ces choses, trop attentif à leur évolution, pour ne pas avoir attendu cet échec de 1500 radios et de 20 chaînes de télévision avant de découvrir que les médias ne font pas l'opinion. Cela ne l'empêche pas de pointer une "révolution" dans le phénomène. À ses yeux, elle n'a pu simposer que par l'émergence de ce qu'il appelle l'hypersphère, autrement dit "un nouveau système viral, transversal et rétif à toute position de surplomb." J'ignore si cela aidera à lancer les fondations d'une nouvelle Europe des Lumières sur des bases interactives. Mais je dois dire que les articles qui y sont consacrés dans le numéro d'été de Médium, la revue qu'il anime avec des philosophes et des sociologues, notamment Louise Merzeau, Monique Sicard, Daniel Bougnoux, ont le mérite d'ordonner et de clarifier un mouvement de pensée qui ne devrait pas laisser indifférents tous ceux que passionne ce qui est à l'oeuvre sur la Toile. On peut les discuter, contester leur boîte à outils conceptuels (et on ne s'en privera pas), n'empêche que ces intellectuels là travaillent et font avancer les choses.

Maspéro se découvre (28 avril 2005) - Médium n°2

     Pour ceux qui ne le connaissent pas, François Maspéro est quelqu'un de pudique, discret, réservé. Du genre qui pèse chacun de ses mots avant de les employer. Des qualités manifestées tant dans son activité d'éditeur que dans celle de traducteur et d'écrivain. Tout le contraire d'un bateleur de médias.Il fut autrefois le fondateur et l'âme des éditions Maspéro résolument engagées à gauche, et l'animateur de la librairie La joie de lire au quartier latin. À ce double titre, il joua un rôle essentiel dans la vie des idées en France dans les années 60 et 70, même si les esprits étroits ont toujours du mal à imaginer qu'un éditeur et un libraire puissent avoir l'importance d'un intellectuel dans la circulation des idées. Jusqu'au jour où il passa la main (...) Dans un article qui paraît ces jours-ci dans la revue Médium sous la direction de Régis Debray, sous le titre "A propos d'un héritage structuralo-marxiste", il s'en prend à la brochure de la Découverte "1983/2003 vingt ans d'engagement". Il est vrai qu'à le lire, on a le sentiment qu'au début des années 80 les auteurs-phare de Maspéro ne produisaient plus rien, que cet effondrement était spectaculaire, qu'il s'incarnait en Althusser à la fois dans la chute des ventes de ses livres et dans le meurtre de sa femme, que les lecteurs aussi bien que les auterus avaient pris acte de l'échec théorique du structuralo-marxisme pour aller voir ailleurs, que le tiers-mondisme de la maison était à l'image de son fondateur, quelquechose de l'ordre du "franciscano-maoïsme"... N'en jetez plus! Aussi François Maspéro prend-il sa plume pour répondre point par point. Calmement. En rappelant par exemple que ceux qui passent pour n'avoir "plus rien produit" après 1983 s'appellent tout de même Jacques Rancière, Pierre Macherey, Etienne Balibar, Emmanuel Terray, Alain Badiou, Alain Lipietz, Yves Lacoste, Pierre Vidal-Naquet, Jean-Pierre Vernant, Jean Chesneaux, Michel Wievorka entre autres, autrement dit des pointures des sciences humaines. Le paradoxe est qu'aujourd'hui La Découverte revendique haut et fort cet héritage qui constitue son fond, tout en assurant qu'il y a vingt ans, il fallait tout reconstruire sur les ruines fumantes des éditions Maspéro. Dur de garder son identité quand elle a été historiquement forgée par un autre. Mais est-il toujours indispensable de tuer le père?

Un prof claque la porte (17 novembre 2004) - Médium n° 1

     Quand un prof exprime son ras-le-bol, ça passe inaperçu. Sauf si son humeur est suivie d'effet. Claudia Moatti n'en peut plus et elle l'a fait savoir. Cette normalienne enseigne l'histoire romaine à l'Université depuis dix ans. Le Mans, Caen, Paris-I, Paris-VIII... Arrêt du combat par jet de l'éponge (...) Claudia Moatti a pris le large non sans avoir auparavant écrit cet article "Université: la cote d'alerte". Elle a cédé à l'appel tonique du Pacifique. Elle a accepté une proposition de la University of Southern California. Pour y faire aimer ce qu'elle aime. Ce qui s'appelle transmettre et non communiquer. Aujourd'hui, si on veut suivre ses cours, il faut aller à Los Angeles. Derrière ce constat doublé d'un procès, on trouve en filigrane la question de fond sur l'avenir intellectuel de la France. Mais pour aller plus loin, il faudrait mobiliser toute la revue Médium dont le n°1 ouvre décidément bien des voies.

Chronique Livres du Nouvel Observateur par Jérôme Garcin

Ovations: Une grande "Médium" - Médium n°1

     Il n'y a plus que Julien Gracq, auourd'hui, pour parler du livre, cet être "vivant", avec une telle ferveur: "On regarde un tableau, on écoute une musique, on prend un livre [...] un peu comme on prend une femme." En 2001, pour le "Bulletin de l'Association des anciens élèves d'Herni IV" , Gracq avait écrit ce beau texte que Régis Debray a placé en tête de sa nouvelle revue. Elle s'appelle "Médium" et prétend "transmettre pour innover". Ignorant les kiosques et les librairies, accessible seulement aux abonnés, elle se situe entre "le cercle et le réseau" précise Debray. À lire notamment dans ce numéro un texte édifiant de Claudia Moatti, qui explique pourquoi, après avoir enseigné passionnément l'histoire romaine, elle quitte la France pour les Etats-Unis; une excellente étude de Jacques Lecarme sur le journal intime et un texte éloquent de Robert Dumas, "Avignon, la haine du texte". Médium, c'est l'amour du texte.

Un article de Robert Redeker dans Tageblatt - Médium n°2

     On connaît l'activité inlassable de Régis Debray, philosophe majeur de notre temps. Désormais, il double les célèbres Cahiers de Médiologie, qui fêtent leur dixième anniversaire, d'une nouvelle revue, plus ouverte sur l'actualité (principalement dans quatre domaines: les arts, l'éducation, les religions, les technologies), Médium. Les deux premiers numéros grouillent de promesses de vie. Dans la première livraison, Régis Debray énonce l'esprit présidant à cette publication: "Médium est ce qui fait le lien entre l'homme et l'homme. Ce n'est pas média au singulier. Il dit la continuité autant que la solidarité. C'est le maillon transformateur d'une chaîne, le ressort d'une trajectoire, le véhicule d'un projet au long cours." Le cap est défini; autant dire que l'ouverture sur l'actualité ne sera pas médiatique mais médiologique! Médiologie: réflexion non sur la communication (transport d'une information dans l'espace), mais sur la transmission (son transport dans le temps). Le numéro de cet hiver contient plusieurs textes vraiment remarquables (...) Cette livraison se signale aussi par d'autres contributions, dont nous retiendrons celles de François Dagognet ("Eloge du sac et de la corde") et celle de Régis Debray ("Si loin de Foucault") dans laquelle le père de la médiologie s'essaie à retrouver l'inactaulité vraie de Foucault contre le consensuel mausolée national que les médias lui ont édifié à l'automne 2004. Bon vent, dans toute la profondeur du temps, à Médium.

Et puis aussi:

* Le Bulletin: Le Français à l'Université, 3e trimestre 2005

* Bulletin des Bibliothèques de France, Paris, t.50, n°3, 2005

* Le Nouvel observateur, "Les débats de l'obs", n°2099, du 27 janvier au 2 février 2005

 

À propos du Dictionnaire culturel du tissu

 

* A venir :
Emission "Tout un monde" de Marie-Hélène Fraissé, sur France Culture le 28 novembre 2005:
"La planète des tissus"

L'express, 3 novembre 2005, par Jacqueline Rémy

Le sens du tissu

Futiles, les chiffons? Pas tant que cela. Régis Debray, qui a codirigé l'édition d'un superbe Dictionnaire culturel du tissu (Babylone/Fayard), explique pourquoi.
Vous écrivez que le tissu est "civilisateur". En quoi?
C'est un support de la culture. Un monde sans papier, c'est possible mais impensable. Un monde sans tissu, c'est à la fois impensable et impossible. Ce qui fait le départ entre l'animal et l'homme, c'est que, depuis la nuit des temps, ce dernier se vêt, fût-ce d'un étui pénien ou d'une ceinture. Le tissage constitue, avec la poterie, la plus ancienne trace de l'homme, sa première oeuvre. Il va l'escorter, à travers les siècles, des langes jusqu'au linceul.
Vous affirmez que le tissu est "porteur de sens". Que voulez-vous dire?
Le tissu réunit les hommes, mais chaque culture a son tissu: les traditions sont textiles. Qu'est-ce qui nous relie aux français d'il y a deux siècles? Un drapeau. Le tissu, c'est ce qui distingue les classses et les sexes: on se pare pour se séparer. Mais le tissu est surtout un modèle pour penser le monde. Platon aimait parler de "tissage" pour imaginer la société. Il ya deux solutions: soit on est un pasteur et on a un troupeau, c'est le modèle du chef autoritaire. Soit on est un tisserand et on compose chaîne et trame, conservateurs et révolutionnaires, c'est le modèle démocratique, qui unit les contraires.
Il y a toute une symbolique des matières...
Le lin, c'est la pureté, qui ne peut se mélanger avec la laine pour les vêtements liturgiques. Car, dans la Bible, il est dit que le lévite, le prêtre, ne peut mêler végétal et animal. La laine, c'est l'intimité domestique. La soie, c'est le luxe. Le cuir est plus masculin. Le motif aussi est porteur de sens, à travers damas, moire, imprimés, broderies, plis. Et puis, les tissus sont de plus en plus intelligents: ils détectent, soignent, renforcent
.
Vous dénoncez drôlement la "dénégation moderne du textile par le textuel"
On oublie que le texte vient du textile, qu'il y a eu des tissus avant les écrits, que le sens ne passait pas par les mots mais par les fils. Il y a de l'esprit dans un tissu. Avec une plasticité étonnante, il reprend sa forme originelle aprèsa voir été plié: il vit. C'est une seconde peau, ce qui nous enveloppe dès qu'on est expulsé du ventre de la mère. L'objet transitionnel est un tissu qui porte l'odeur maternelle. Le bonheur des draps, c'est régressif. Avec le tissu, on fait des idoles, on se fabrique une image, on décline une identité sociale. Mais on n'y réfléchit pas, comme à toutes les choses importantes. Dans la mode, on ne mentionne jamais la provenance d'un tissu. Les fabricants ont une petite dent contre les couturiers, et je les comprends.

 

* Le Figaro, 14 octobre 2005, par Frédéric Martin-Bernard
"Du velours encore et toujours"

 

Le Journal du textile, n°1846, 26 septembre 2005, par Françoise Hémery

Penseurs et tisseurs même combat

     Redécouvrir l'extrême valeur du tissu au moment où le textile subit la plus grave crise de son histoire, c'est le paradoxe auquel l'un des grands penseurs français, Régis Debray, nous oblige à réfléchir en publiant, en tandem avec l'historien spécialiste du tissu, Patrice Hugues, Le Dictionnaire culturel du tissu. Saissant tout l'intérêt de ce travail, les tisseurs, notamment lyonnais, ont contribué à la rédaction et à la promotion de cet ouvrage collectif orchestré par le duo.

L'évènement de la semaine

     Paradoxe: au moment où le textile traverse l'une des crises les plus difficiles de son histoire, un grand intellectuel français désigne le tissu comme objet culturel, en le plaçant très haut parmi les productions humaines, doté d'une valeur civilisationnelle. Si Roland Barthes, dans les années 60, avait analysé le "Système de la mode", vu alors comme un discours dont il décryptait le sens, Régis Debray, en association avec Patrice Hugues, lui aussi un intellectuel passionné par son sujet de longue date, s'est intéréssé à l'objet tissu, ce qui est bien différent. Leur Dictionnaire culturel du tissu vise à une redécouverte de la valeur de celui-ci, ignorée, voire méprisée aujourd'hui, sans doute parce qu'il est devenu une matière première, pour une industrie qui produit de plus en plus loin des yeux et du coeur des utilisateurs, alors qu'il est lui-même déjà un produit fini très élaboré. Les textiliens, notamment lyonnais, et Première Vision, ont saisi tout l'intérêt de ce travail et ont contribué à la rédaction et à la promotion. Dans un inattendu apéro-philo au Salon d'honneur de Première Vision, les deux parties, qui se rencontrent rarement en France - des intellectuels et des industriels -, ont souligné la richesse de ce croisement, digne d'un tissage. La reconnaissance de haut niveau apportée à un travail fait presque toujours avec passion mais dans l'obscurité, devrait être un appui pour un métier qui vit des heures tourmentées.

Le tissu en une centaine d'articles

     C'est un ouvrage insolite: son contenu mêle termes techniques et généraux, symboles liturgiques et païens, s'évade du côté de l'ethnologie, de la psychiatrie, de la pâtisserie ou encore des mathématiques ou de la chirurgie. Cet objet non conventionnel est l'oeuvre de deux curieux, Régis Debray et Patrice Hugues. Le premier est philosophe et écrivain, le second, artiste et chercheur, spécialiste du tissu et agrégé d'histoire. Deux personnalités assez éloignées l'une de l'autre, l'une tournée vers l'abstraction, l'autre plus ancrée dans le réel. D'où cette impression, avec ce Dictionnaire culturel du tissu, coédition Babylone/ Fayard, de tenir en main un drôle d'objet, ni outil de spécialistes, ni ouvrage de savant, mais un entre-deux foisonnant qui part en tout sens pour donner du sens, justement. En 348 pages et une centaine d'entrées, écrites par une cinquantaine d'intervenants, cet abécédaire relate des histoires de tissu, que ponctue une iconographie variée et parfois étonnante. On y trouve des mots aussi surprenants que logo, mathématique, médical, sources gréco-latines, archéologie, bannière, écriture, imperceptible, inquiétude, orgue de Barbarie, précolombiens, ainsi que de nombreuses références à la religion (judaïsme, divines tentures, lange, linceul de Turin, liturgie, tallith). Et, à côté, des termes techniques, tesl armure, broché, dentelles, ennoblissement, métier à tisser, patron, velours...

     Si certains articles - de longueur très variable - restent diffcilement accessibles au commun des mortels (mathématique, par exemple), la majorité sotn éclairants. Ils permettent de prendre de la hauteur, ouvrent des voies. Les intervenants y sont pour beaucoup, bien sûr. À côté de Régis Debray et Patrice Hugues, on rencontre le psychiatre Serge Tisseron, le poète Yves Bonnefoy, l'ethnologue Françoise Cousin, l'historien Pierre Miquel, le philosophe Jacques Derrida (texte donné par sa veuve peu après sa mort) ou le pâtissier Pierre Hermé. Autant de personnalités très connues - et reconnues - dan sleur domaine mais a priori éloignées du monde du tissu. C'est d'ailleurs ce qui confère à ce Dictionnaire son caractère exceptionnel. Jamais, jusqu'à présent, des intellectuels ne s'étaient intéréssés d'aussi près au textile. Et ce alors même que, comme le dit Régis Debray dans la préface, le tissu peut "réapprendre à l'homme son histoire, et lui dévoiler au plus cru son présent vécu. (...) Evoquer la condition textilmes, c'est évoquer, sans tricherie ni faux-semblant, la condition humaine."

NB: le Dictionnaire culturel du tissu a été lancé sur Première Vision en avant-première avant sa mise en vente le 2 novembre 2005)

 

À propos des Éditions Babylone

 

Livres Hebdo du vendredi 3 juin 2005

Nouvel éditeur, Les éditions Babylone

Trouver des passeurs pour entrer dans une oeuvre complexe, telle est l'idée d'Eliabeth Azoulay, créatrice des Editions Babylone. La particularité de cette maison est d'être dotée d'une unité de production audiovisuelle intégrée. En effet, Babylone propose une collection de livres-DVD, "Dans l'atelier de". Leur premier ouvrage Jean Rustin, l'inquiétante étrangeté, fait pénétrer dans l'atelier du peintre qui, dans uen ambiance intimiste, explique son travail dans un film de 43 minutes. Ce livre d'une centaine de pages (format 19 x 19 cm) propose des reproductions, des textes d'analyse et une biographie. Sont prévus dans la même collection, Ernest-Pignon Ernest etc.

L'Humanité du 25 novembre 2004

Naissance première parution

Les Cahiers de médiologie ont le plaisir de vous annoncer la naissance des Éditions Babylone et de la revue Médium, transmettre pour innover, dont le directeur, Régis Debray, entend faire le point de rencontre des "membres d'un même réseau prêts à croiser leurs différences". Au sommaire du numéro 1:"Familiarité du livre", par Julien Gracq, "Aragon/ Breton: médias contre médium", par Daniel Bougnoux, etc.

 

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